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L’Ermitage à l’heure polonaise

Le saviez-vous ? Tous les dimanches, la chapelle de l’Ermitage accueille la communauté polonaise de la région pour leur messe de onze heures. Zoom sur la célébration de ce 12 mai, habituellement inhabituelle !

Peu avant onze heures, un représentant des paroissiens du jour vient traditionnellement chercher la clef de la chapelle à l’accueil. Cette fois, celui-ci s’exprime dans un français un peu hésitant, accompagné d’un de ses compatriotes tout bronzé – « l’hiver » ne sévit pas pour tout le monde de la même façon en ces jours ! Nous sommes en période de vacances scolaires et donc pas de catéchisme aujourd’hui, pendant l’heure précédente.

Un bruissement permanent
Une nouvelle fois pour cette messe, le dimanche après l’Ascension, la chapelle est comble. L’assemblée se caractérise par sa composante familiale, souvent une moyenne de trois enfants par couple, et donc par sa jeunesse - le père Lucas lui–même ne semble pas bien vieux. Et aussi par la blondeur des chevelures !
Touchante parabole de tant de solides pères de famille dont les bras se font tendresse pour accueillir le dernier-né, bébé ou bambin marchant à peine… Une figure d’un Dieu Père au cœur de mère se donne à voir là tout simplement… Le demi-cercle autour de l’autel est essentiellement dédié aux plus jeunes, accompagnés ou non de leurs parents. Quelques rares aïeuls complètent l’assistance. L’ambiance qui en découle : une subtile alliance entre un réel recueillement et un bruissement permanent né de la vie de tant de bébés et jeunes enfants… bien vivants.

En terres d’Eglise universelle
Ce 12 mai, une annonce particulière en début de célébration suscite un applaudissement général. Mystère sur son contenu, la messe se déroule à 100% en polonais. Certains couples sont mixtes (l’un est polonais, l’autre français) mais la plupart sont totalement slaves d’origine. Leur français est généralement impeccable, avec parfois des variations chantantes et notamment des r qui roulent. Les textes du jour sont les mêmes qu’en France. Cette messe offre à la fois un visage très contemporain par les personnes qui y participent (âge, tenues…) et en même temps une facette plus traditionnelle, par exemple à travers le mouvement de génuflexion qui précède le mouvement de communion, chacun étant encore à sa place.
Les chants rappellent exceptionnellement de possibles homologues français.
Donc une belle immersion en terres d’Eglise universelle, occasion de découvrir toujours plus profondément le mystère de l’Eucharistie, au-delà de la compréhension des mots.

« Dieu vous remercie »
A propos de mots, au moment de la quête, surprise : l’homme qui œuvre à ce service prononce une brève formule à chaque offrande et il ne dit pas merci (Djenkouyé bortso). Enquête menée auprès de la voisine de gauche (celle de droite, une ado, paraît être là légèrement à contre-cœur, donc discrétion de mise), on apprend que ladite formule peut se traduire par Dieu vous remercie.
Nouvelle occasion de méditer sur un Dieu qui remercie Ses enfants pour ce qu’ils Lui re/donnent… Un Dieu qui a besoin de Ses créatures… Ne jamais rien ni personne enfermer : au moment de l’échange de la Paix, l’ado rebelle à tribord dévoile un superbe sourire chaleureux, scintillant des traditionnelles barrettes orthodontistes de cet âge.

Cent ans !
Un quart d’heure plus tard nous la retrouvons derrière son portable en train de photographier le ciel. Car un second mystère s’est éclairci en cours de route : l’annonce en début de messe conviait chacun à fêter l’anniversaire du si jovial père Lucas : 35 ans depuis la veille ! Et donc à la sortie de l’église, en guise de cadeau et aidés par quelques adultes, les enfants ont procédé à un lâcher de ballons multicolores. Gonflés à l’hélium, ceux-ci ont filé plein Est, mûs par la forte bise du jour. Rayonnant et très naturel, un bébé dans les bras, le père Lucas accueille ces signes d’affection de sa communauté. Trente places sont réservées à une crêperie de la région pour poursuivre la fête.
Sto lat : Cent ans : une des façons de souhaiter un bon anniversaire à la mode polonaise.

Odile Foch

PS. Un week-end en mode très international. La veille, la nombreuse délégation africaine de Fondacio se prépare à partir pour la Roumanie pour le congrès de Fondacio… Et un groupe d’anciens élèves d’une école en Angleterre, essaimé dans le monde entier, a porté son choix sur l’Ermitage pour leur rencontre annuelle ! Et donc messe le samedi dans la langue de Shakespeare.

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