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Sylvie Barth a soutenu avec brio sa thèse de doctorat canonique

Le 15 mars 2017, Sylvie Barth, permanente de Fondacio en France, soutenait sa thèse de doctorat canonique à la faculté de théologie catholique de Strasbourg : « Cheminer à deux dans l’amour électif : quelle spiritualité pour le couple après Vatican II ? »

LE CADRE DE PENSEE

Autrement dit : vivre d’amour, à deux et en famille, est-ce une expérience spirituelle, même pour des gens qui ne se disent pas chrétiens, remariés, pacsés ou en union libre ?

Que peut-on en dire ? Comment aider efficacement les couples en recherche de sens et de souffle, alors qu’il n’est facile pour personne de s’aimer au long cours ?

Et ceci sans obliger tout le monde à devenir chrétien, tout en donnant la possibilité à ceux qui y sont ouverts, dans le respect de leur cheminement, de « venir voir » et de goûter au trésor de la foi.

Le couple homme-femme désireux de fonder une famille, construit et perpétué sur la base d’un tel amour, ou « couple électif » est le modèle le plus courant, retenu pour la recherche. La « spiritualité co-élective » s’applique à l’expérience de l’amour partagé par le couple dans la durée comme une expérience qui fait cheminer en profondeur, que l’on soit marié ou non (alors que la spiritualité « conjugale » s’applique au mariage religieux). Il est possible de relire cet itinéraire d’amour à deux comme un lieu où l’Esprit est à l’œuvre, celui-là même qui travaille dans les « personnes de bonne volonté » selon Vatican II.

Ce qui est intéressant, c’est que nos contemporains associent couple et spiritualité de façon nouvelle – souvent à distance des religions traditionnelles – comme une manière de devenir soi, être authentique, trouver un équilibre de vie.

LES ENJEUX

Dans la dynamique de Fondacio, désormais fondée théologiquement, contribuer à :

- Faire évoluer la pensée de l’Eglise catholique envers les couples, dans la suite d’Amoris Laetitia :

  • Adopter un regard radicalement bienveillant sur les couples et familles en recherche de sens et de souffle, être intéressé par leur expérience et s’en laisser enseigner,
  • Entrer dans une réflexion pluridisciplinaire relative à l’accompagnement de l’aventure de l’amour du couple au long cours,
  • Faire bouger la théologie du mariage à partir d’une prise en compte plus délibérée de la dynamique co-élective (amour de désir, d’amitié et de dévouement réciproque),
  • Faire bouger la théologie spirituelle en reconnaissant la dynamique co-élective de l’amour conjugal comme une voie de sanctification spécifique en Eglise,
  • Mieux penser l’articulation du psychologique et du spirituel dans la pensée chrétienne, ce qui concerne aussi bien la théologie que les sciences humaines et les pratiques thérapeutiques.

- Faire évoluer la pastorale des Eglises chrétiennes :

  • Elargir le public en dehors des limites de la discipline ecclésiale,
  • Aider les couples, là où ils en sont, à relire de quelle manière le désir d’aimer et les difficultés pour le faire les font cheminer, en faisant foi que l’Esprit travaille en toute personne, donc en tout couple de bonne volonté,
  • Pour ce faire, combiner les apports de sciences humaines et de spiritualité, avec des outils concrets, une pédagogie interactive et créative,
  • Créer des partenariats avec les praticiens du couple pour que le spirituel entre dans le travail d’accompagnement des couples contemporains,
  • Ouvrir des possibles à ceux qui voudraient explorer les ressources chrétiennes, mais sans faire de l’adhésion à la foi chrétienne un préalable et dans le respect de chacun.

- Faire progresser dans Fondacio et dans les Eglises :

  • La place des couples chrétiens comme « communauté de disciples et d’apôtres missionnaires égaux et partenaires, placés sous l’impulsion et sous la puissance de l’Esprit »*,
  • La gestion de leur appel, de leur envoi et de leur accompagnement,
  • L’articulation entre communauté conjugale (sacramentelle) et communauté ecclésiale,
  • La pensée et la pratique de formation (trop individualisée) : « Le couple n’est pas ce dont on s’occupe dans un secteur personnel de sa formation ou quand on a fait tout le reste ».

Prendre au sérieux le « développement durable de l’amour » est un enjeu de société, pour les conjoints, pour leurs enfants, pour une vie ensemble moins violente et plus coopérative. Un accompagnement plus dynamique et plus efficace du couple électif est capital pour humaniser la société, et faire avancer des modes de vie plus responsables et plus matures à partir de valeurs mieux partagées, en Eglise et en société.

La thèse en l’état sera disponible en ligne et sur commande dans son intégralité. Elle sera publiée dans une version un peu plus courte dans une maison d’édition, en français. Un projet d’édition grand public est en chantier.

* BORDEYNE P., Ethique du mariage, la vocation sociale de l’amour, Ed. DDB, Paris, 2010, p. 128.

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